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gonzo journalism
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Fuck Cancer 

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Ryskee : Leave me amor (raw man remix)

Tu te réveilles et tu tombes sur une petite bombe qui te fait aimer le soleil. Alors tu l’écoutes en boucle, encore. Et encore.

(c) 2009 .polly p.

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Can You Touch Me

Mash-up Supergrass + K. Enlow

flickr memories 

/ Boy A

© .polly p. 2009

No More Than What You See

Ricky Maynard @ MCA, Sydney

Je suis je sais pas où. Dans une putain de barraque. Il fait son putain de sac pour l’Afrique. Je suis fracassée. Oh my god.

Reçu à 7h du matin dans mon lit.

The Rocks

© .polly p. 2009

Sequenced Life

L’avion, les aéroports, l’escale moite de Bangkok et l’orage sur les pistes d’atterrissage, les plateaux repas comme des rations de l’espace, les films en mauvaise qualité sur un écran minable, le pseudo-sommeil avec les chaussettes British Airways. Et puis j’ai vu Sydney la nuit. Comme un instant prophétique. J’ai vu le soleil se lever sur les arrêts de bus à la sortie de l’aéroport. J’ai entendu l’accent australien, mélange de texan qui n’articule pas et d’irlandais alcoolisé. L’auberge de jeunesse qui dégueule d’anglais et d’américains. Bières en intraveineuse dès 5 p.m. Nos happy hours français n’ont qu’à se rhabiller. Les journeaux de 20h sont remplacés par des sessions vomis dans le caniveau en mini-jupes et tsunami de maquillages. Rien de très porno chic, ça sent simplement l’anglaise de 16 ans qui gère pas ses 3 bières pression et sa pillule.

J’ai vu l’architecture victorienne, les buildings à miroirs, les maisons qui ressemblent à Disneyland à l’époque du Far West. J’ai goûté les Fish’n’chips et n’y reviendrai plus. Testé le kangourou et c’est pas mauvais. Vu les nombreuses fausses boulangeries françaises qui vendent surtout du nom français, so chic so frenchy. Quand mon propriétaire fait visiter l’appart pour de futurs colocataires, il précise qu’on est française avec ma coloc. “Les françaises sont organisées, elles font le ménage et la cuisine”. J’hésite à proposer un tarif de passe pour la nuit tant qu’à faire. Attention chéri, je prends très cher pour les futures soirées arrosées de Jack.

Dans les bars, tout est design. Souvent. Enorme, assez classe, trendy. Les mots d’anglais s’incrustent dans mes phrases quand je parle en français. J’ai du Van Damme attitude qui traîne à droite à gauche et ça me fait peur. Avec les rencontres nocturnes, échanges de numéros, t’apprends vite le langage sms d’ici. “Lemeno”… = “let me know”. Hé ouais. Bref, des gros clubs habitent la vi(ll)e nocturne, nettoyés en temps réel, gros sons, beaucoup d’alcools. Déjà écumé plusieurs endroits, parfaits pour des clips wet & biatch. Mais dans les enceintes, il y a trop de hits à mon goût. C’est de l’usine à tubes qui dégoulinent partout sur les meringues déguisées en filles. Tout doit glisser. Rien ne dépasse à part les sous-vêtements des filles quand elles se baissent pour ramasser leur sac. Pourtant, j’ai déjà vu deux endroits dénoter, des bars/clubs en sous-sol, pas spécialement design. Juste des lieux qui sentent les lastnightparties. Je me mets à la recherche des recoins de Sydney où ça sent le trash, le punk, le rock’n’roll, l’alcool joyeux, le festif sexuel, les rencontres qui ont arrêtées d’être hippies. J’ai déjà trouvé AC/DC au détour d’une nuit, c’est un début.

Il fait un peu froid, j’ai attrapé un rhume et ça fait deux jours que je reste dans le canapé sous une couverture. Je bois de la tisane avant les autres mélanges prévus de ce soir. Et de repartir au sous-sol. Entendre encore the Kills, the Gossip, M.I.A., Le Tigre. Et peut-être revoir l’autre côté de la nuit.

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